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	<title>Jean-Pierre Rosnay &#187; Fragment et Relief</title>
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	<description>Rendre la poésie contagieuse et inévitable</description>
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		<title>Jetez-vous sur l&#8217;avenir</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Aug 2015 11:23:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rosnay]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Poèmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Jetez-vous sur l’avenir Au vol, comme l’indien sur les reins du cheval sauvage Et n’en cherchez pas davantage Prenez votre monture au col foncez Avalez le temps avant qu’il ne vous avale Frappez des deux[...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Jetez-vous sur l’avenir<br />
Au vol,<br />
comme l’indien<br />
sur les reins du cheval sauvage<br />
Et n’en cherchez pas davantage<br />
Prenez votre monture au col<br />
foncez<br />
Avalez le temps avant qu’il ne vous avale<br />
Frappez des deux talons les flancs de la cavale<br />
Yeux fermés<br />
Cheveux au vent<br />
Lèvres entrouvertes<br />
Courez courez à votre perte<br />
Allez au-devant du temps<br />
Faites voler en éclats<br />
horizon et raisonnements<br />
Tout ce qui est inerte ment<br />
Prenez les devants<br />
Bousculez Dieu comme une idée reçue<br />
Ruez-vous sur l’avenir avant<br />
que les vers ne vous mangent Pressez votre coeur<br />
comme on presse une éponge<br />
Faites-lui rendre tous les prénoms<br />
Tous les instantanés d’amour<br />
Tous les rêves inassouvis<br />
Qu’il a stockés<br />
Dans ses greniers<br />
Sur cette plage<br />
Cette photographie<br />
Cette barque<br />
Ton sourire<br />
Le premier de nos enfants<br />
Le second<br />
Sable mer vent Qui parle ?<br />
Taisez-vous<br />
Laissez-moi seul<br />
Avec ces bruits de pas dans le cimetière<br />
Il est tard<br />
Dire qu’il sera toujours trop tard<br />
La grande nuit morte monte et persiste<br />
Jetez-vous sur l’avenir<br />
Ou par la fenêtre<br />
Allez<br />
ne vous retournez pas<br />
Laissez les autres suivre votre enterrement<br />
mais ne soyez pas du cortège<br />
Opposez n’importe quoi à l’inertie<br />
ne fût-ce qu’une plume ou un flocon de neige<br />
Et que celui qui possède encore des yeux<br />
Les ferme<br />
Avant que le flocon<br />
ne fonde sous ses regards impuissants.</p>
<p><em>Jean-Pierre Rosnay</em></p>
<p>Jean-Pierre dit le poème</p>
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		<title>Pour un Art Poétique</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2015 16:31:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rosnay]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Fragment et Relief]]></category>
		<category><![CDATA[Poèmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce qu&#8217;il nous faut c&#8217;est la phrase tout terrain, insubmersible, intraveineuse, la transfusion de l&#8217;âme à l&#8217;âme. J&#8217;entre en vous par l&#8217;évènement, par le détail, par le rêve qui devient réalité, par la réalité devenue[...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;">Ce qu&rsquo;il nous faut c&rsquo;est la phrase tout terrain, insubmersible, intraveineuse, la transfusion de l&rsquo;âme à l&rsquo;âme. J&rsquo;entre en vous par l&rsquo;évènement, par le détail, par le rêve qui devient réalité, par la réalité devenue rêve, par les premières vagues de l&rsquo;avenir qui lampent le présent</span></p>
<p>J&rsquo;ai dépassé la vitesse du sang, le temps a cessé de m&rsquo;être ennemi, il m&rsquo;accompagne, me fait visiter ses laboratoires, ses jardins, ses replis, ses panoramas fantasmagoriques et ralentit le pas pour me laisser souffler.</p>
<p>Ce qu&rsquo;il nous faut, c&rsquo;est la parole vivante, qui bondit d&rsquo;une cervelle à l&rsquo;autre sans coup férir, avec le naturel des oiseaux et des fleurs qui finissent toujours par revenir au poème.</p>
<p>Ce qu&rsquo;il nous faut, c&rsquo;est la poésie génitrice qui franchit les biefs et les obstacles, sans perdre ses idées ni ses plumes, les chemins de la sève, les catacombes de la mémoire, la page ciselée polie à la main, le mot-action se propageant comme le feu dans l&rsquo;universelle conscience.</p>
<p>Regardez cet arbre, il naîtra dans quatre siècles, cette lunette colossale qui contrôle la circulation dans les beaux quartiers de la lune, à quinze cents années d&rsquo;ici. Regardez ces hommes et ces femmes qui déjeunent sur la terre, soupent sur Vénus et dansent au son de musiques étranges, pour fêter l&rsquo;avénement de l&rsquo;an trois mille.</p>
<p>J&rsquo;écrivais ce poème en mil neuf cent soixante dix-huit, à cette époque l&rsquo;humanité était en projet &#8211; illisible par plus d&rsquo;un côté, ployant sous les ténèbres et bric-à-brac d&rsquo;une technologie balbutiante. L&rsquo;argent, plus que la pesanteur, nous contraignait à toutes sortes de contorsions.</p>
<p>Pour beaucoup, l&rsquo;amour n&rsquo;était qu&rsquo;une façon de boire. Insecte délirant, l&rsquo;homme détruisait l&rsquo;homme à tout propos, tandis que la femme, source de vie, nageant entre paupière et genou, le berçait, musique à la surface des yeux, toujours une île de côté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="right"><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small;"><i><a href="http://www.poesie.net/frag1.htm">Jean-Pierre Rosnay</a></i></span></p>
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		<title>Le Dit de la chenille</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2015 22:51:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rosnay]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Fragment et Relief]]></category>
		<category><![CDATA[Poèmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Les oiseaux ne sont pas tous de porcelaine, dit la chenille. Pourtant ils ont aussi quelque chose à dire et ils le tentent avec obstination, ce qui confond et séduit les humains. Maudits soient-ils ![...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><i>Les oiseaux ne sont pas tous de porcelaine,<br />
dit la chenille.<br />
Pourtant ils ont aussi quelque chose à dire<br />
et ils le tentent avec obstination,<br />
ce qui confond et séduit les humains.<br />
Maudits soient-ils ! Ils sont innocents comme nous.<br />
Ouvrez les portes des cages.</i></p>
<p>Ce vingtième siècle, sans grâce, écartelé entre un passé gigantesque d&rsquo;efforts et d&rsquo;ingéniosité et un avenir qui, avec des précipitations de voleurs, fait voler en éclats une à une les portes de la connaissance, tandis que des petits enfants de toutes les couleurs meurent de faim devant des silos de blé et des himalayas de beurre congelé, gardés par les valets de l&rsquo;argent !<br />
Ce vingtième siècle, gorgé de honte, inventeur de l&rsquo;holocauste, qui jeta des enfants au feu comme des détritus. Siècle de la vulgarité et de la laideur triomphantes, ce ne sont pas quelques coups de plume ou notes de musique qui te rendront ta dignité.<br />
Et n&rsquo;appelle et n&rsquo;implore plus Dieu<br />
Ni celui-ci ni un autre<br />
C&rsquo;est trop tard.<br />
Effaré par la cruauté même<br />
et l&rsquo;ignominie des événements<br />
qui avaient échappé à son contrôle,<br />
Dieu s&rsquo;est suicidé<br />
noyé dans l&rsquo;océan des larmes de poètes.</p>
<p><em>Jean-Pierre Rosnay</em></p>
<p><small>[Illustration : Portrait de J.P.R par<a href="http://jean-pierre-rosnay.org/alexandre-sacha-putov/"> Sacha Putov</a> (détail)]</small></p>
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		<title>Non</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2015 16:41:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rosnay]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Poèmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous valons parfois mieux que d&#8217;être des hommes J&#8217;ai vu des gestes que je suis bien incapable de rapporter J&#8217;ai connu des femmes qui parfumaient la rivière rien que d&#8217;y avoir baigné leur ombre Ce[...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Nous valons parfois mieux que d&rsquo;être des hommes<br />
J&rsquo;ai vu des gestes que je suis bien incapable de rapporter<br />
J&rsquo;ai connu des femmes qui parfumaient la rivière rien que d&rsquo;y avoir baigné leur ombre<br />
Ce n&rsquo;est pas nous qui défilons au quatorze juillet<br />
Ce n&rsquo;est pas nous qui assistons au défilé du quatorze juillet<br />
Ce n&rsquo;est pas nous qui jouons au bridge tandis que l&rsquo;épidémie de faim de misère et de napalm ravage le monde sur les écrans de nos téléviseurs</p>
<p>Nous valons mieux parfois que d&rsquo;être qui nous sommes</p>
<p>Jean-Pierre Rosnay</p></blockquote>
<p>Source : <em><a href="http://www.poesie.net/non.htm">Non, poeme de Jean-Pierre Rosnay, Club des Poetes</a></em></p>
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		<title>Berceuse du tendre père</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2015 16:31:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rosnay]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Poèmes]]></category>

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		<description><![CDATA[La gratuité de l&#8217;amour même que je vous porte, mes enfants, en fait comme un enchantement. Je n&#8217;ai pas de raison précise d&#8217;aimer la couleur de vos yeux, ils sont noirs, moi je les vois[...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>La gratuité de l&rsquo;amour même que je vous porte, mes enfants, en fait comme un enchantement. Je n&rsquo;ai pas de raison précise d&rsquo;aimer la couleur de vos yeux, ils sont noirs, moi je les vois bleus, vos cheveux rien que pour moi frisent. Quand vous dormez la bouche ouverte, sur vos fronts dansent des lutins, un étranger n&rsquo;y verrait rien, quand vous dormez la bouche ouverte. La ville est un monstre qui gronde, les astres sont lointains, ce monde est incertain, les mots sont capricieux. La terre en proie aux bombes grince sur ses essieux. Mais vous mes enfants nucléaires, vous répêtez pareillement, papa papy, mamy maman, avec du ciel plein les paupières.</p></blockquote>
<blockquote><p><em>Jean-Pierre Rosnay</em></p></blockquote>
<blockquote><p>Source : <em><a href="http://www.poesie.net/berceuse.htm">Poésie, Berceuse du tendre père, Jean-Pierre Rosnay, Aux enfants</a></em></p></blockquote>
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		<title>Ça</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2015 08:33:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rosnay]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Poèmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n&#8217;y a qu&#8217;un homme et une femme assis sur un talus ou sur un tronc d&#8217;arbre qui puissent comprendre ça parce que tout ce qui est essentiel ne peut se comprendre qu&#8217;à deux on[...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il n&rsquo;y a qu&rsquo;un homme et une femme assis sur un talus</p>
<p>ou sur un tronc d&rsquo;arbre</p>
<p>qui puissent comprendre ça</p>
<p>parce que tout ce qui est essentiel</p>
<p>ne peut se comprendre qu&rsquo;à deux</p>
<p>on a mis nos chaussures chacun</p>
<p>sur un plateau de la balance</p>
<p>naturellement les siennes étaient plus légères</p>
<p>tout s&rsquo;est passé comme prévu au terme de quelques secondes</p>
<p>les deux plateaux de la balance se sont stabilisés sur le même niveau</p>
<p>alors nous avons ri 	comme des cabris</p>
<p>nous avons jeté nos vétements au sol	et</p>
<p>nous sommes partis dans la nuit</p>
<p>vêtus d&rsquo;utopie et de légende</p>
<p>l&rsquo;espoir et notre amour bouillaient au fil de nos veines</p>
<p>Nous avons traversé des villes des plages des cimetières des mers</p>
<p>des idées à peine ébauchées</p>
<p>Nous avons fait des enfants</p>
<p>nous les portions tour à tour dans nos bras</p>
<p>une fois j&rsquo;étais le père</p>
<p>je cassais du bois pour le feu	une fois j&rsquo;étais la mère</p>
<p>et je brassais la soupe</p>
<p>elle ma rose du désert c&rsquo;était pareillement</p>
<p>lorsque nous sommes arrivés</p>
<p>l&rsquo;un devant la sépulture de l&rsquo;autre</p>
<p>ce fut un déchirement mais le vivant avait en lui la part</p>
<p>de l&rsquo;autre et les autres s&rsquo;en rendaient compte</p>
<p>Le mort préparait le trousseau de l&rsquo;autre</p>
<p>lui dressait son lit de brume tiède</p>
<p>l&rsquo;homme et la femme sont éternelle attente l&rsquo;un de l&rsquo;autre</p>
<p>Tous les ruisseaux le disent</p>
<p>Jean-Pierre Rosnay</p>
<p>via <a href='http://www.poesie.net/jprca.htm'>Ca, Poeme d&#039;amour de Jean-Pierre Rosnay, Club des Poetes</a>.</p>
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		<title>Poème à quatre mains</title>
		<link>http://jean-pierre-rosnay.org/poeme-a-quatre-mains/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Jul 2015 19:25:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rosnay]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Fragment et Relief]]></category>
		<category><![CDATA[Poèmes]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est une cascade Non, ce sont les chutes du Niagara au-dessus desquelles passe sur un fil (comme je l&#8217;ai vu dans un film) un funambule &#8212; un parapluie ouvert au-dessus de la tête. Et puis[...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est une cascade</p>
<p>Non, ce sont les chutes du Niagara au-dessus desquelles passe sur un fil (comme je l&rsquo;ai vu dans un film) un funambule &#8212; un parapluie ouvert au-dessus de la tête.</p>
<p>Et puis il y a nous ma belle, nous, nus sous ces grandes orgues d&rsquo;eau. Tu me parles du temple d&rsquo;Eleusis, tu parles fort, car ces fabuleuses orgues d&rsquo;eau font une musique, un bruit qu&rsquo;on s&rsquo;entend a peine.</p>
<p>Tu parles du roi Salomon, d&rsquo;Iram, d&rsquo;un jeune feu aux flammes rousses, des chevaux de l&rsquo;imaginaire, d&rsquo;un poème traversé d&rsquo;une seule phrase par un violoncelle.</p>
<p>Tu parles encore, du Temple d&rsquo;Angkor je crois &#8212; le temps que je prenne mon crayon, tout s&rsquo;est envolé.</p>
<p>Tu m&rsquo;as dis aussi, il faudra voir, il faudra leur en parler.</p>
<p>Mais à qui parler, et de quoi ?</p>
<p>Tu danses, tu es immobile, tu es belle. Le temps, ici, dans ce temple d&rsquo;eau, n&rsquo;a pas prise sur toi. La preuve,</p>
<p>tu as quinze ans, pourtant nous sommes mariés depuis trente ans, notre fils ainé à vingt-huit ans et cela fait mille ans que tu passes ta main sur mon front pour chasser les oiseaux de l&rsquo;angoisse.</p>
<p>Sur son fil, le funambule marche toujours &#8212; nous savons que son parapluie n&rsquo;est pas un jouet, un objet de décoration, mais que c&rsquo;est de lui qu&rsquo;il obtient cet équilibre toujours menacé, dont dépend toute vie. Et pourtant.</p>
<p>Dans les vasques où rebondissent les éclaboussures de ce Niagara, fleurissent des millions et des milliards de mains jointes, depuis des millions et des milliards d&rsquo;années.</p>
<p>Maintenant, voilà que tintent les abyssales cloches de la poésie nouvelle, libérée des formes anciennes.</p>
<p>Pourtant, rien ne nous fera renier les colonnes blessées de l&rsquo;Olympe et les mérites de l&rsquo;Alexandrin.</p>
<p>Quelqu&rsquo;un te propose une chaise, tu refuses aimablement, et me demandes, ce n&rsquo;est pas la première fois, si je crois que les animaux ont une âme.</p>
<p>Le soleil a fini sa tournée &#8212; il se fait tard &#8212; nous reprenons, comme si de rien n&rsquo;était, notre place dans l&rsquo;existence, dans notre rue, dans l&rsquo;apparence.</p>
<p>Tout sera englouti, tout &#8212; excepté l&rsquo;amour.</p>
<p>Jean-Pierre Rosnay</p>
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		<title>Intimité du Christ</title>
		<link>http://jean-pierre-rosnay.org/intimite-du-christ/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Jul 2015 19:22:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rosnay]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Fragment et Relief]]></category>
		<category><![CDATA[Poèmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Intimité du Christ Jésus se fait deux oeufs sur le plat. Il n&#8217;est pas coiffé, pas rasé, pieds nus il a laissé sa croix dans un coin. Aussitôt qu&#8217;il a un moment, il dessine des[...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Intimité du Christ</p>
<p>Jésus se fait deux oeufs sur le plat. Il n&rsquo;est pas coiffé, pas rasé, pieds nus il a laissé sa croix dans un coin. Aussitôt qu&rsquo;il a un moment, il dessine des enfants, des enfants, des enfants. Parfois, il lit les journaux et hausse les épaules. Ce que l&rsquo;on colporte sur son compte l&rsquo;irrite, accentue sa fièvre.</p>
<p>Jésus répare sa bicyclette, il doit aller livrer du poisson, il y a une éternité qu&rsquo;il n&rsquo;a pas eu le temps de téléphoner à sa mère. La dernière fois qu&rsquo;il l&rsquo;a vue, c&rsquo;était au Golgotha, peu avant son décès. Il a des fins de siècles difficiles.</p>
<p>Gardien des eaux et des forêts de l&rsquo;âme, il va, il va, opiniâtre, friand d&rsquo;innocence. Les pauvres le rassemblent, il a toujours un visage pour les vaincus. Il évite les cathédrales comme la peste, il fait un grand détour à cause d&rsquo;un rendez-vous qu&rsquo;il a dans les yeux d&rsquo;un aveugle. Tout à l&rsquo;heure il se fondra à nouveau dans la foule, puis, après avoir escorté des révolutionnaires qui se déplacent nuitamment, par prudence, il recommencera à dessiner des enfants, des enfants si petits qu&rsquo;il faut une loupe ou un coeur de mère pour les voir.</p>
<p>Je le salue distraitement, car il n&rsquo;apprécie guère les démonstrations, car il doute, car il est mon ami. Je prends congé, je me rejoins dans ma vie si provisoire, si bâclée, si chaotique, que je n&rsquo;y aurai pris, à vrai dire, qu&rsquo;un intérêt limité.</p>
<p>Jean-Pierre Rosnay</p>
<p>via <a href='http://www.poesie.net/jpintim.htm'>Jean-Pierre Rosnay, Poème : Intimité du Christ</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>A Tsou L&#8217;Egyptienne</title>
		<link>http://jean-pierre-rosnay.org/a-tsou-legyptienne-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Jul 2015 17:21:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rosnay]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Audio]]></category>
		<category><![CDATA[Fragment et Relief]]></category>
		<category><![CDATA[Poèmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Par-dessus le toi des guitares Ses yeux et son sourire bleu La nuit mêlée à ses cheveux Chaque train oubliait sa gare Le flux et le reflux de la mer intérieure Qui animait mon coeur[...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Par-dessus le toi des guitares</p>
<p>Ses yeux et son sourire bleu</p>
<p>La nuit mêlée à ses cheveux</p>
<p>Chaque train oubliait sa gare</p>
<p>Le flux et le reflux de la mer intérieure</p>
<p>Qui animait mon coeur à la cause du sien</p>
<p>Me faisait ressemblant à ces ombres de chien</p>
<p>Qu&rsquo;on voit laper la nuit des restes de lueurs</p>
<p>Mon égyptienne ma mythique</p>
<p>Quand nous baignerons-nous à nouveau</p>
<p>Au port d&rsquo;Alexandrie entre ces vieux rafiots</p>
<p>Dont la voile crevée donnait de la musique</p>
<p>Du haut de la plus haute pyramide</p>
<p>Léchée par des millions de regards touristiques</p>
<p>Entre Son Lumière légendes et cantiques</p>
<p>Je t&rsquo;apporte ces mots de sang encore humides</p>
<p>Ces inhumains versets d&rsquo;amours supra-humaines</p>
<p>Quand le poète écrit d&rsquo;amour à son aimée</p>
<p>Il charge son crayon d&rsquo;encre à éternité</p>
<p>Puis lui dit simplement Madame je vous aime</p>
<p>Et je vous saurais gré de l&rsquo;avoir remarqué</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Jean-Pierre Rosnay (écoutez-le dire son poème)<br />
</em></p>
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<p><em> </em></p>
<p>via <a href="http://www.poesie.net/tsoujp.htm">Jean-Pierre Rosnay, poète français (poème : A Tsou)</a>.</p>
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		<title>Ordre du Jour</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jul 2015 09:14:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Rosnay]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Fragment et Relief]]></category>
		<category><![CDATA[Poèmes]]></category>

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		<description><![CDATA[Tenir l&#8217;âme en état de marche Tenir le contingent à distance Tenir l&#8217;âme au-dessus de la mêlée Tenir Dieu pour une idée comme une autre un support, une éventualité, une contrée sauvage de l&#8217;univers poétique[...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Tenir l&rsquo;âme en état de marche<br />
Tenir le contingent à distance<br />
Tenir l&rsquo;âme au-dessus de la mêlée<br />
Tenir Dieu pour une idée comme une autre<br />
un support, une éventualité,<br />
une contrée sauvage de l&rsquo;univers poétique<br />
Tenir les promesses de son enfance<br />
Tenir tête à l&rsquo;adversité<br />
Ne pas épargner l&rsquo;adversaire<br />
Tenir parole ouverte<br />
Tenir la dragée haute à ses faiblesses<br />
Ne pas se laisser emporter par le courant<br />
Tenir son rang dans le rang de ceux qui sont décidés<br />
à tenir l&rsquo;homme en position estimable<br />
Ne pas se laisser séduire par la facilité<br />
sous le prétexte que les pires<br />
se haussent commodément au plus haut niveau<br />
et que les meilleurs ont peine à tenir la route<br />
Etre digne du privilège d&rsquo;être<br />
sous la forme la plus réussie: l&rsquo;homme.<br />
Ou mieux encore, la femme.</p>
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